
Le travail de rue est probablement l’une des vocations les plus méconnues et sous-estimées du grand public. Pourtant, le travail de rue est non seulement une profession qui existe depuis près de 40 ans, mais les travailleurs de rue adhèrent à un code d’éthique rigoureusement formulé par une association reconnue, soit l’Association des travailleurs et travailleuses de rue du Québec (ATTRueQ).
Pour plusieurs, ce métier semble nébuleux, difficile à définir. Certains confondent le travail de rue avec le travail du sexe, tandis que d’autres pensent que le travailleur de rue est une sorte de surveillant discret faisant équipe avec le service de police du quartier. Que de fausses idées! Comme si le fait d’œuvrer dans la rue et non en institution, enlevait un brin de noblesse à ce métier si primordial pour une société ayant parfois du mal à rejoindre ses laissés pour compte. Pour sa part, PACT de rue oriente sa mission sur la jeunesse. L’organisme vient principalement en aide à des jeunes de toutes origines culturelles âgées de 12 à 25 ans qui vivent des situations problématiques (pauvreté, rupture familiale, violence, toxicomanie, prostitution etc.) les conduisant souvent à la rue.
Essentiellement, le travailleur de rue est un intervenant qui oeuvre directement sur le terrain, agissant comme pont entre des jeunes en rupture, le quartier et le réseau conventionnel (organismes communautaires, CLSC, hôpitaux, centres d’hébergements, ressources d’aide à l’emploi etc.). Le volet « concertation » de sa profession prend une place prépondérante. C’est pourquoi il importe qu’il collabore aux plans d’actions des partenaires locaux et ce, afin de favoriser les actions concertées.
Trois grandes actions modulent son travail: la prévention, la présence et l’accompagnement. Ses lieux d’intervention varient selon les habitudes des jeunes. Très souvent dans la rue, il se rend directement là où se retrouvent les jeunes : stations de métro, parcs, bâtiments abandonnées, bars, cafés, piqueries, cours d’école etc. Sa tâche est donc de s’adapter au milieu, et non pas le contraire.
Son travail consiste ensuite à être présent, disponible et à l’écoute des besoins de ces derniers et ce, afin de créer un réel dialogue, une relation de confiance. La qualité de ce lien, son authenticité, est au centre de son travail d’entraide. Sans les juger, il informe, accompagne et réfère ces jeunes marginaux et marginalisés. Ces rencontres se déroulent toujours sur une base volontaire et confidentielle. Le pacte négocié entre le travailleur et le jeune en question sert ultimement à améliorer sa qualité de vie en lui redonnant du pouvoir sur celle-ci tout en favorisant son intégration dans la communauté.
PACT de rue s’affaire à développer chez les jeunes un sentiment d’appartenance à cette communauté, une solidarité entre les jeunes eux-mêmes et surtout une dynamique du «mieux-vivre-ensemble» entre les générations et les communautés culturelles.

• La culture du travail de rue: une construction quotidienne
• Document de présentation
• Rapport Annuel 2010-2011
• Portrait des organismes ROCQTR
• Dépliant PACT DE RUE
• Code éthique ATTRueQ
• Champs du travail de rue
• Méthodologie en travail de rue
• Profession travailleur de rue
• Trousse entre-deux / travail de rue
• Guide de supervision
• De l’oral à l’écrit
• Travail de rue et gang de rue
• Gangs de rue / Criminologie
• ROCQTR
